« Je ne suis pas manuelle. »
C’est probablement la phrase que j’aimerais le plus faire disparaître. Les gestes du tricot s’apprennent. Personne ne naît en sachant monter ses mailles.
Pas besoin d’être particulièrement manuelle, patiente ou créative pour commencer. Mon rôle est de rendre les gestes compréhensibles, de vous montrer dans quel ordre avancer et de vous accompagner jusqu’au moment où vous pourrez regarder votre premier ouvrage et vous dire : « C’est moi qui l’ai fait. »
J’avais 7 ans lorsque ma grand-mère m’a initiée au tricot, à la broderie et à la couture à la main. À cet âge-là, je ne savais évidemment pas encore que les fils prendraient autant de place dans ma vie.
Les années ont passé, la couture à la machine est arrivée, puis les projets se sont multipliés. J’ai cousu pour moi, pour mes quatre filles, appris de nouvelles techniques et continué à explorer tout ce que l’on peut créer à partir d’un fil et de ses mains.
Et puis il y a eu le tricot circulaire. J’ai aimé cette façon de voir un ouvrage se construire rang après rang, presque sans rupture, jusqu’au moment où il devient enfin quelque chose que l’on peut porter.
Non pas parce qu’elles sont incapables d’apprendre. Mais parce qu’elles se retrouvent seules face à trop d’informations, trop de matériel et trop de tutoriels qui supposent souvent qu’elles connaissent déjà les bases.
C’est probablement la phrase que j’aimerais le plus faire disparaître. Les gestes du tricot s’apprennent. Personne ne naît en sachant monter ses mailles.
Le problème vient rarement d’un manque de motivation. Il vient surtout d’un parcours mal balisé. Quelle laine ? Quelles aiguilles ? Quel point ? Quel projet ?
C’est pourquoi je préfère apprendre sur un vrai projet : voir quelque chose se construire donne une raison très concrète de continuer.
Je ne cherche pas à vous montrer tout ce que je sais. Je cherche à vous transmettre exactement ce dont vous avez besoin pour réussir l’étape que vous êtes en train d’apprendre.
Vous voyez concrètement le geste avant d’essayer de le reproduire.
Vous comprenez ce que vous faites et pourquoi vous le faites.
Les gestes deviennent plus naturels grâce à la répétition.
Chaque apprentissage vous rapproche d’un véritable ouvrage fini.
Mon parcours professionnel n’a pas commencé dans un atelier. J’ai d’abord étudié et travaillé dans des univers très différents, notamment la comptabilité, la mercatique, les ressources humaines, le contrôle de gestion ainsi que les informations médicales et la santé publique.
Après le COVID, j’ai choisi de réorienter ma vie professionnelle vers ce qui avait toujours eu du sens pour moi : créer, apprendre et transmettre. J’ai alors poursuivi des diplômes dans les métiers de la mode, en couture floue et tailleur.
Le tricot circulaire est devenu l’un de mes terrains de jeu préférés. J’aime voir l’ouvrage prendre forme directement sur les aiguilles, comprendre comment les mailles s’enchaînent et arriver au moment où l’on peut enfin porter ce que l’on vient de créer.
C’est aussi une excellente porte d’entrée pour apprendre : chaque geste a une utilité immédiate et les techniques découvertes pourront ensuite être réutilisées sur de nombreux projets.
On peut vouloir progresser et garder le plaisir. L’Académie des Fils doit rester un endroit où l’on apprend, où l’on recommence quand c’est nécessaire et où l’on célèbre aussi les petites victoires.
Faire une erreur ne signifie pas que vous êtes mauvaise en tricot.
Une étape claire après l’autre, sans chercher à tout apprendre d’un coup.
Le plaisir de voir une matière devenir quelque chose qui vous ressemble.
Parce que terminer quelque chose de ses mains change la façon dont on se croit capable.
Vous pouvez rejoindre directement la formation pour réaliser votre premier tour de cou, ou commencer gratuitement avec mon guide pour comprendre comment choisir vos premières aiguilles circulaires.